Ostéopathe et sommeil de bébé : nuits sereines

//Ostéopathe et sommeil de bébé : nuits sereines

Le sommeil est primordial pour la santé de chacun et notamment chez le bébé et l’enfant. Un sommeil suffisant, en quantité comme en qualité, assure à l’enfant un bon développement physique et nerveux. Les troubles du sommeil sont pourtant fréquents au cours de l’enfance : environ 20% des enfants de 1 à 3 ans et 10% des enfants de 4 à 5 ans sont concernés (The British Medical Journal). Si vous trouvez que votre enfant dort peu (en tout cas moins que vous ne l’espériez !) mais qu’il se réveille par lui-même, qu’il est en forme, de bonne humeur et qu’il grandit bien, alors, c’est tout simplement un “petit dormeur” !

En moyenne, le nouveau-né dort de 16 à 17 heures par jour, l’enfant de 3 ans 12 heures, celui de 6 ans 10 heures et l’adolescent de 12 ans 9 heures. Le sommeil de bébé varie d’un enfant à l’autre, parfois d’un jour à l’autre. Le meilleur repère d’un bon sommeil, c’est un enfant en forme au cours de la journée.

L’origine des troubles du sommeil chez le bébé (0-3 ans)

Le REFLUX GASTRO-ŒSOPHAGIEN (RGO)

C’est une pathologie fréquente du nouveau-né et généralement sans gravité. Mais on parle de reflux gastro-œsophagien compliqué quand d’autres symptômes s’associent aux régurgitations, notamment des troubles du sommeil de bébé. Le RGO s’explique par un manque de tonus du cardia (clapet qui évite la remontée du contenu de l’estomac dans l’œsophage). Des solutions existent pour soulager ou diminuer cet inconfort (surélever la tête de l’enfant lors du couchage, fractionner les repas, épaissir le lait des biberons…)

Les COLIQUES

Elles sont décrites comme des crises de pleurs, récurrentes et régulières chez un bébé. L’enfant semble inconsolable. Il se tend en arrière, se raidit et a des gaz. Les coliques du nouveau-né sont assez fréquentes. Certaines études rapportent qu’entre 10 et 15% des nourrissons souffrent de coliques. On va aider à évacuer les gaz plus facilement en relevant les jambes du bébé puis en les repliant, position dans laquelle le bébé était pendant la fin de la grossesse. Et faire des rotations horaires avec ses jambes (dans le sens du transit).

STRESS ET/OU ÉNERVEMENT

Les enfants sont des « éponges à émotions »… Un bébé ressent les émotions des personnes qui l’entourent. Si vous êtes stressé(e) ou appréhendez le moment du coucher, il y a des chances que votre enfant le ressente et qu’il soit à son tour stressé et énervé. Mais l’inverse est tout aussi vrai : plus vous serez détendu(e), plus votre enfant le sera lui aussi ! Pour préparer l’enfant au sommeil, il est important de le placer dans les meilleures conditions possibles : lumières douces, ambiance calme, mise en place de rituels et régularité des horaires de coucher.

SUR-STIMULATION

Votre bébé fait de nouvelles découvertes chaque jour. Ces nouvelles données à traiter quotidiennement sont énormes et le petit cerveau chauffe à toute vitesse pour assimiler et classer tout ça ! Alors quand vient la fin de la journée, il est préférable de proposer à l’enfant des activités calmes et tranquilles, ne demandant pas de trop gros efforts cognitifs et d’appliquer les conseils précédemment cités pour préparer le bébé à accueillir le sommeil sereinement.

ANGOISSES

Les jeunes enfants font face à plusieurs phases de développement qui peuvent être un peu éprouvantes pour le sommeil. L’angoisse de séparation apparaît aux alentours des 8 mois de l’enfant. Il prend conscience qu’il est un petit être à part entière, distinct de ses parents. Il supporte alors mal les moments de séparation et le coucher en est un… Cette période est tout à fait normale mais peut durer quelques mois.

Les TERREURS NOCTURNES

Elles perturbent aussi les nuits des tout-petits. Ces cauchemars particuliers et assez impressionnants sont habituellement observés entre 18 mois et 4 ans. Là encore, il s’agit d’un phénomène assez banal qui touche en moyenne 40% des enfants. Ces terreurs surviennent généralement en début de nuit, pendant le sommeil profond, et ne laissent aucun souvenir au réveil.

Les CAUCHEMARS

Ils se rencontrent dès l’âge de 2 ans. Comme tout le monde, les jeunes enfants font parfois des cauchemars. Mais à l’inverse des « grands », ils ne font pas encore très bien la distinction entre le réel et l’imaginaire et peuvent avoir du mal à sortir du cauchemar pour réussir à se rendormir. Patience, explications et gros câlins seront les bienvenus pour les rassurer !

Les POUSSÉES DENTAIRES & LES MALADIES INFANTILES

Elles peuvent aussi gêner le sommeil de votre enfant. N’hésitez pas à consulter votre pédiatre et armez-vous de patience…

Il faut aussi écarter tous les FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX comme la température, le bruit, ou la luminosité de la pièce.

L’ostéopathie, une solution naturelle aux troubles du sommeil du bébé

Ce motif de consultation est l’un des plus courants en ostéopathie pédiatrique.

Ce motif de consultation est l’un des plus courants en ostéopathie pédiatrique.Par des techniques tissulaires très douces sans douleur et sans danger pour le bébé, l’ostéopathe va rechercher l’origine des troubles du sommeil.

Plusieurs facteurs peuvent être responsables des nuits agitées de votre bébé :

  • l’accouchement peut être traumatisant pour le nouveau-né et peut entraîner des tensions, parfois même des troubles, qui peuvent affecter son sommeil ;
  • une déformation du crâne, comme la plagiocéphalie. Il est important de traiter toute déformation du crâne chez un bébé le plus tôt possible ;
  • un torticolis congénital ou le manque de mobilité des plaques osseuses crâniennes ;
  • la sphère ORL est particulièrement fragile chez les plus petits : otites, canal lacrymal bouché ;
  • les troubles digestifs : coliques du nouveau-né, reflux gastro-œsophagiens (RGO), ballonnements, constipation ;
  • un bébé angoissé, agité ou nerveux peut être sujet à des troubles du sommeil. Souvent cela se traduit par des cauchemars ou des terreurs nocturnes. L’ostéopathie est peut-être la solution pour l’aider à (re)trouver son « bien-être ». Mais il est à noter que l’ostéopathie traite l’origine des troubles fonctionnels. En aucun cas, les patients ne doivent se dispenser des bilans et examens médicaux conventionnels.

L’ostéopathie est peut-être la solution pour l’aider à (re)trouver son « bien-être ». Mais il est à noter que l’ostéopathie traite l’origine des troubles fonctionnels. En aucun cas, les patients ne doivent se dispenser des bilans et examens médicaux conventionnels.

Cet article vous est proposé par notre expert :
Florence Beaupère
Ostéopathe D.O.
www.osteopathe-clermont-fd.fr

2019-04-17T10:16:13+00:00 Par |Conseils|

Laisser un commentaire